Savoir ce que tu peux dépenser, sans noter la moindre dépense
La méthode Namup : cinq temps, un seul chiffre, et la tête libre le reste du mois.
Le problème n'est pas que tu dépenses trop
Le 28 du mois, le compte est plus bas que prévu. Peut-être que tu ne sais pas où l'argent est passé. Peut-être que tu le sais très bien, parce que tu tiens tes comptes depuis des années dans un tableur à jour, et que cela ne t'avance pas pour autant. Dans les deux cas il manque la même chose, et ce n'est pas de la rigueur.
Pour beaucoup, le montant lui-même bouge. Un remboursement qui arrive avec trois semaines de retard, une part variable, des gardes ou des missions qui ne tombent pas toutes le même mois. Quand le revenu n'est jamais deux fois le même, la question n'est plus seulement où va l'argent, c'est sur quelle somme tu as le droit de raisonner.
Puis viennent les mois qui font mal, et ceux-là tu les connais d'avance. Le billet d'avion de l'été. Les fêtes. L'assurance et les taxes qui tombent le même trimestre, la rentrée scolaire si tu as des enfants. Chaque année tu te dis que tu t'y prendras autrement, et chaque année ces dépenses arrivent comme une surprise alors que tu en connais la date.
Et il y a la ligne dont aucune application ne veut. Ce que tu envoies aux tiens, chaque mois, sans jamais le manquer. Les outils la rangent au mieux dans une catégorie fourre-tout, au pire dans ce qui reste une fois le reste payé, alors que tu la verses avant tes propres vacances. Une somme promise à quelqu'un n'est pas un loisir.
Le problème n'est pas que tu dépenses trop. C'est que personne ne t'a jamais dit combien tu pouvais dépenser.
Pourquoi noter ses dépenses ne règle rien
La réponse qu'on entend partout consiste à tout enregistrer. Le café du matin, le ticket de métro, la paire de chaussures de la rentrée. Les applications de suivi sont bâties sur cette idée, et c'est pour cette raison que la plupart des gens les abandonnent au bout de trois semaines.
Deux choses clochent, et la seconde est la plus grave. La première, c'est la corvée : personne ne tient une saisie quotidienne pendant des années. La seconde, c'est que même en la tenant parfaitement, tu obtiens l'inventaire exact de ce qui est déjà parti, et pas une ligne sur ce que tu peux te permettre demain.
Savoir où l'argent est allé ne dit pas combien il en reste à vivre.
Ce que Namup fait à la place
Namup renverse la question. Au lieu de reconstituer ton passé dépense par dépense, il établit à l'avance, avant que le mois commence, la somme que tu peux dépenser librement sans mettre en péril ce que tu dois ni ce que tu prépares.
Tu déclares trois choses une fois : ce qui entre, ce qui est déjà promis, ce que tes projets réclament. Namup retient les trois, y compris les grosses dates de l'année qu'il ramène au mois, et te rend un seul chiffre. Ce chiffre porte un nom, le Disponible, et c'est le seul que tu aies à retenir.
Aucune dépense à saisir, aucune catégorie à cocher, aucune banque à connecter.
Si ton revenu change d'un mois à l'autre, la méthode ne te laisse pas là. Elle calcule sur ton plancher, le plus bas de tes six derniers mois, et jamais sur une moyenne. Une moyenne promet ce qu'un mois creux ne tiendra pas, et les bons mois ne se dépensent pas non plus : ils remplissent les caisses.
Encore faut-il distinguer deux situations que l'on confond souvent. Si c'est le MONTANT qui varie, une part variable ou des missions inégales, le plancher est la bonne base. Si c'est seulement la DATE qui bouge, un revenu certain mais versé avec trois semaines de retard, ton revenu n'est pas plus bas : il est décalé. Dans ce cas la question n'est pas combien tu peux dépenser, c'est de combien d'avance tu as besoin pour ne jamais dépendre du jour du versement.
La méthode marche à l'identique en France et en Belgique. Ce sont les montants qui changent, jamais le calcul : un net après cotisations belges ou françaises, un loyer bruxellois ou parisien, une mutuelle, un soutien envoyé au pays, et souvent un projet immobilier qui se prépare là-bas parce qu'ici il est hors de portée.
Le calcul, en une ligne
Les revenus sont ce qui entre. Les obligations sont ce qui ne t'appartient déjà plus, du loyer aux traites, et les événements que tu sais venir y comptent au même titre. L'épargne est la part que tes projets réclament, retenue à l'intérieur du calcul et non sur ce qui survit à la fin du mois.
C'est ce dernier point qui distingue ce calcul de celui qu'une banque ou un courtier appelle reste à vivre. Le leur sert à décider ce que tu peux emprunter, et il regarde ce qui reste une fois les charges payées. Celui-ci met tes projets à l'abri avant de te dire ce qui est à toi.
Ce qui reste après ces trois-là se dépense sans se justifier.
Le même calcul, dans un foyer réel
Un foyer, deux salaires, deux enfants. Un loyer parisien, une traite de voiture, et 300 euros envoyés à Casablanca chaque mois, avant ses propres vacances. Les montants sont donnés en euros, et le raisonnement ne change pas d'un centime dans une autre monnaie, ni à un autre niveau de revenu, ni dans un foyer d'une seule personne qui loue et prépare tout autre chose qu'une maison.
Voici ses trois totaux, et les postes qu'aucun outil du marché ne sait nommer.
- Revenus6 000
- Obligations− 3 000
- Traite de la voiture300
- Soutien aux parents, au pays300
- Épargne− 1 000
- Apport pour la maison600
- Sadaqa, le don régulier100
- Rentrée, fêtes et voyage, lissés sur l'année100
- Disponible2 000
L'apport visé est de 36 000 euros. À 600 euros par mois, l'achat tombe dans 60 mois, cinq ans. Ce n'est pas une promesse, c'est une division, et elle se raccourcit en augmentant la mise.
Restent 2 000 euros à dépenser sans se justifier, pendant que rien de ce qui compte n'attend.
Et « se payer d'abord » ?
La formule est connue, elle est juste, et elle est incomplète. Se payer d'abord règle l'ordre entre l'épargne et le reste : mets de côté avant de vivre, pas avec ce qui survit. Namup reprend cet ordre sans le discuter, c'est le troisième de ses cinq temps.
Ce que la formule ne dit pas, c'est combien. Elle laisse le lecteur devant un pourcentage arbitraire, dix ou vingt pour cent selon l'auteur, sans jamais regarder ce que le foyer doit réellement chaque mois ni ce qu'il prépare. Un taux qui ignore un loyer, une traite et une rentrée scolaire n'est pas une méthode, c'est un vœu.
Se payer d'abord donne un ordre. Namup donne un montant.
Les cinq temps
Le calcul donne le chiffre. Les cinq temps donnent l'ordre dans lequel on s'en sert, et chacun tient sur sa page.
- Reconnaître Savoir ce que tu as, et en tirer le maximum. On ne bâtit rien sur ce qu'on refuse de regarder.
- Honorer Servir tes engagements avant ton confort. Ce qui est promis n'est plus à moi ; le reconnaître, c'est déjà tenir parole.
- Construire Garder une part de chaque récolte pour bâtir. Le rêve devient réel le jour où il passe avant le superflu.
- Vivre Dépenser le reste librement, sans culpabilité. Ce qui reste après avoir honoré et construit se dépense sans se justifier.
- Donner Fixer ta part, avec son montant et sa date. L'argent qu'on retient dort ; l'argent qui circule fait vivre.
Calcule ton reste à vivre
Trois montants à donner, et Namup te rend le quatrième. Rien n'est enregistré, rien ne part d'ici, il n'y a pas de compte à ouvrir : le calcul se fait dans ton navigateur et disparaît quand tu fermes la page.
Si tu ne connais pas un montant de tête, déplie la rubrique et remplis ce que tu sais.
Tenir ce chiffre tous les mois
Le calcul ci-dessus est juste aujourd'hui, et il vieillit dès demain : une traite se termine, un loyer augmente, un projet se rapproche, une grosse date approche. Tenir ce chiffre à jour tous les mois à la main, c'est le travail que l'application fait à ta place. C'est la seule différence entre cette page et elle, et elle est dite franchement.
- Ton Disponible, recalculé chaque mois. Tes obligations, tes grosses dates de l'année et tes projets vivent dans un seul plan. Tu déclares ce qui change, en quelques secondes, et le chiffre suit. Toujours aucune dépense à saisir.
- Ask Namup, pour trancher. Une question posée en français, une réponse fondée sur tes chiffres à toi. Ce que tu peux avancer sur un projet, ce qu'une décision coûte à ton mois.
- Peser un achat avant de te lancer. Une idée d'achat se compare à ton Disponible plutôt qu'à ton envie du moment, et tu vois ce qu'elle déplace avant de décider.
- Le Coffre, pour les pièces. Les documents qui prouvent un engagement, rangés où tu les retrouves : un contrat, une échéance, une attestation.
Zakat, Tathir, Mourabaha
Certains foyers tiennent leurs comptes selon des principes qui ne se réduisent pas à un taux d'intérêt. Namup les prend au sérieux, et garde ce volet éteint pour tous les autres : si ça ne te concerne pas, tu ne le vois jamais.
La Zakat
Elle se calcule sur ce que tu possèdes déjà, pas sur le mois qui vient : un seuil, une année lunaire, une part du patrimoine. Namup explicite le calcul, montre les différences sourcées entre les référentiels sans trancher à ta place, et te laisse t'en acquitter où tu veux. Le dû lui-même n'entre jamais dans le calcul en une ligne, plus haut, qui ne porte que sur le mois.
Quand tu as la somme, ta Zakat se prélève et se verse, et rien ne s'installe dans tes mois. C'est le cas courant, et la méthode n'a rien à y ajouter.
Reste le cas que les outils ignorent, et c'est celui de tous ceux qui ont bâti quelque chose. Ce que tu possèdes n'est pas toujours de l'argent disponible : de l'or, des marchandises destinées à la vente, un bien acheté pour être revendu, des sommes qu'on te doit. La part à verser, elle, se verse en argent. Quand elle dépasse ce que tu as sous la main, t'expliquer que ce n'est pas une dépense du mois ne t'avance à rien : il te manque une somme, et il faut la réunir.
C'est ce que Namup appelle une Réserve pour Zakat, et elle n'a lieu d'être que dans ce cas. Ce qui se réunit mois après mois, c'est la réserve, jamais le dû, qui reste annuel et que l'application te fait régler en une fois. La Réserve pour Zakat compte parmi tes obligations et abaisse ton Disponible, parce qu'une somme déjà due n'est plus à dépenser. Tu peux la refuser, et Namup ne détient jamais cet argent : il reste sur tes comptes, la réserve n'en est que le repère.
Pour réunir ce qui manque, l'application regarde d'abord ce qui est déjà mis de côté avant de rien demander à ton mois. Ta Réserve d'urgence vient en dernier. Et tu vois ce qu'il t'en coûterait, compté en mois de charges, avant d'y toucher. À défaut de connaître ta date, la méthode vise le 1er Ramadan, parce que c'est là que beaucoup s'en acquittent. Elle le dit comme une hypothèse plutôt que d'inventer une échéance, et ta vraie date se corrige en un geste.
Les référentiels ne disent pas tous la même chose, et pas sur un seul point : le seuil lui-même ne se fixe pas partout de la même façon, et la somme déjà mise de côté pour ta Zakat ne reste pas partout dans l'assiette de l'année suivante. Namup applique celui que tu as choisi, te montre ce qu'il en dit là où la réponse est sourcée, et te dit qu'elle ne l'est pas là où elle ne l'est pas. Trancher n'est pas notre rôle.
- Le Tathir. Les intérêts perçus sans les avoir cherchés sont isolés du patrimoine plutôt que mélangés à lui, et suivis à part.
- La Mourabaha. Un financement à marge fixe se suit à sa marge, connue d'avance et invariable, et non comme un crédit à intérêts. La distinction est réelle et l'application la tient.
Nos calculs sont illustratifs et fondés sur les données publiques du référentiel que tu choisis. Pour trancher une question de doctrine, l'avis revient à ton autorité religieuse, jamais à nous.
Le livre
Ces cinq pages donnent la méthode. Le livre la raconte : d'où elle vient, comment elle tient dans un foyer réel entre deux pays, et une série de fiches à imprimer pour la poser sur le papier. Laisse ton email et on te l'envoie au lancement.
Laisse ton email, on t'envoie le carnet de la méthode au lancement.
C'est noté. On t'enverra le carnet de la méthode à cette adresse, au lancement.
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Namup est payant, après un mois d'essai, en France comme en Belgique. La méthode, elle, est sur cette page et le restera.
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